SOS conservation de potimarrons et coloquintes ! [Résolu]

- - Dernière réponse : chapelon
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17 mars 2012
- 24 janv. 2012 à 15:08
Bonjour,
je me heurte depuis des années à un problème de conservation de mes potimarrons : quel que soit le lieu où je les stocke (cave fraîche ou sous-sol chauffé ) ils pourrissent !
Il en est parfois de même avec les coloquintes qui sont pourtant censées bien se comporter à température ambiante en intérieur .
Si quelqu'un avait la gentillesse de m'éclairer de ses conseils et de son expérience à ce sujet, j'en serais ravie : quand et comment les récolter , les entreposer et les traiter par la suite (sans avoir recours à la chimie "lourde" s'entend , bien sûr ) afin de pouvoir profiter de ma récolte durant une bonne partie de l'hiver .
Merci d'avance . Cordialement .
Claudine
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17 mars 2012
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Bonsoir emeraude24 !

Pour commencer, lors de la plantation, mets tes plants sur une légère buttée, tu éviteras par la suite d'avoir tes plants qui "baignent" dans l'eau ou la terre humide et tu créeras ainsi une rigole pour l'arrosage.

Une fois les plants bien développés, les poser sur un cageot retourné pour qu'ils ne soient plus en contact direct avec le sol (nettoyer soigneusement le cageot avant pour éviter la propagation de maladies éventuelles).

Les retourner de temps en temps pour que toute la surface soit exposée.

Attention à ne pas tourner toujours dans le même sens sous peine de voir le pédoncule se casser

Éliminer les feuilles mortes qui pourraient se coller sur le fruit.

A partir de ce moment là, je ne pratique plus d'arrosage direct sur la plante, mais seulement aux pieds.

Il faut aussi penser à tailler la plante.

Les courges, les potirons et les potimarrons sont généralement des plantes coureuses très exubérantes. Il faut savoir les maitriser !

Il est nécessaire de leur appliquer une taille franche pour maîtriser leur développement. La mise à fruit s'en trouvera grandement accélérée.

Par ailleurs, les courges profiteront davantage des bénéfices du soleil. Enfin, dans des planches pas trop envahies par le feuillage, la récolte sera nettement plus aisée.

Les variétés `Small Wonder' et `Spirit', non coureuses, ne se taillent pas.

Lorsque la tige principale porte 4 ou 5 vraies feuilles, étêter après la deuxième.

Les rameaux latéraux se développent sans fruits. Tailler après la cinquième feuille quand ils en ont environ 8.

Couper les rameaux qui possèdent des fruits, deux feuilles après, mais ne pas tous les garder.

Compter 8 à 10 fruits par pied pour les mini courges, 5 ou 6 fruits par pied pour les courges, les potimarrons ou pour obtenir de petits potirons.

Tailler de juin à septembre.

Oublié de tailler ?

Si la seconde étape est ratée (ou oubliée), les fruits vont se former, mais un peu plus tard.

Les plantes auront plus de rameaux stériles qu'il faudra couper.

Sélectionner le nombre de fruits désirés, puis tailler les tiges deux feuilles après.

Récolte et conservation

Lors de la récolte, couper le pédoncule à 5 centimètres de long, laisser le fruit un ou deux jours au soleil.

Vérifier que le pédoncule a l'aspect d'un sarment sec.

Bien que ce soit généralement des fruits costauds, éviter les chocs trop brusques qui peuvent provoquer des plaies par où une infection ou maladie se glissera.

Côté conservation, il peut se garder plusieurs mois tel quel, à condition d'être entreposé dans un local bien ventilé et à une température comprise entre 10 et 20°C et peu humide.

Il se conserve jusqu'à 1 semaine une fois entamé, emballé dans du film alimentaire et placé dans le bac à légumes du réfrigérateur.

Il se conserve également très bien en purée ou en soupe, mais uniquement au congélateur ou en bocaux stérilisés.

Avant de les mettre à la cave, les essuyer soigneusement à sec pour éliminer toutes les impuretés qui peuvent s'y être collées.

Vérifier qu'il n'y a pas de piqure d'insectes ou parasites.

Si c'est le cas, découper les parties saines et les mettre au congélateur.

J'ai encore deux potirons entiers qui attendent de passer à la casserole.

J'espère avoir pu t'aider.

Bonne soirée

Cordialement
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Merci
Bonjour Chapelon ,
et grand merci pour tes conseils! Il se pourrait , effectivement , que toutes mes cucurbitacées souffrent d'un excès d'arrosage ou d'une technique d'arrosage mal adaptée ( aspersion ) : j'ai d'ailleurs des problèmes d'oïdium récurrents en ce qui les concernent . Je vais donc suivre tes recommandations en matière de plantation et les arroser au pied avec plus de parcimonie . Encore merci .
Cordialement
Emeraude24
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Merci
Re bonjour !

Si tu es sure que ce sont des problèmes d'oïdium tu peux agir de manière préventive:

L'oïdium des cucurbitacées

Mode de vie

Les spores du champignon sont transmises par l'air dès que les conditions sont favorables, c'est-à-dire lorsque les températures se situent entre 10 et 32 °C (optimum 27 °C), et de préférence lorsque l'atmosphère est humide (plus de 50 % d'humidité relative), mais certaines souches se développent aussi par temps sec.

La transmission est facilitée par la proximité d'hôtes spontanés, particulièrement sensibles comme le laiteron. L'incubation dure de trois à sept jours, puis le champignon se multiplie s'il trouve sur son nouvel hôte des conditions favorables à son développement.

Les tiges desséchées par les maladies peuvent constituer des foyers de réinfestation la saison suivante et doivent être brûlées.

Moyens de lutte

Prévention d'abord !

Ne pas planter trop serré et aérer régulièrement sous abris.

Les cucurbitacées ont besoin d'apports importants, mais éviter les fumures trop riches en azote, qui favorisent les maladies cryptogamiques.

Apporter du compost plutôt que du fumier.

En cultures sous abri, utiliser de préférence des variétés hybrides récentes, résistantes ou tolérantes à l'oïdium. Ces précautions peuvent suffire à éviter les attaques précoces, qui sont les seules à être vraiment dangereuses.

Si elles surviennent, supprimer et brûler les parties atteintes dès les premières attaques.

Il reste quelques moyens capables de stopper l'évolution du champignon.

Le premier est de recourir à la petite prêle des champs extrêmement riche en silice organique. Elle s'utilise en décoction (1 kilo de plante fraîche ou 150 grammes de plante sèche pour 10 litres d'eau; laisser tremper 24 heures, puis faire bouillir pendant 20 minutes).

Mais si le temps est chaud et humide, son action est insuffisante et il faut recourir au remède classique anti-oïdium qu'est le soufre.

Soufre fleur ou sublimé en poudrage, ou soufre mouillable en pulvérisation, à utiliser de préférence par des températures situées entre 20 et 25 °C (à partir de 28 °C, il y a risque de brûlure de la végétation).

Le melon est particulièrement sensible au soufre.

Certaines formulations, qui associent le soufre à des terpènes de pin (Heliosoufre) ou à des poudres de plantes et d'algues (Bio S) permettent de réduire cette toxicité par temps chaud.

On peut aussi utiliser le soufre en poudrage, en le mélangeant pour moitié avec du lithothamne.

Bon jardinage

Cordialement
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